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LIGUE 1 - Avant PSG-Nantes - Blessés, gestion et Buffon : Les pièges à éviter pour Paris à quelques jours du Bayern
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Publié 03/03/2023 à 23:21 GMT+1
LIGUE 1 - A quatre jours du match le plus important de sa saison à Munich, le Paris Saint-Germain a une rencontre de Ligue 1 au programme face à Nantes (samedi, 21h), pour laquelle le club de la capitale a plus à perdre qu'à gagner. Entre les blessures, la gestion des titulaires et la fraîcheur mentale à préserver, revue des pièges que Mbappé et consorts se doivent d'éviter avant le Bayern.
Les blessures, un élément que Sergio Ramos, Kylian Mbappé et les joueurs du PSG doivent à tout prix éviter
Crédit: Getty Images
Les blessures et le fantôme de Caen
On n'a de cesse de se référer à ce match de 2015, mais il reste un exemple du genre, presque une caricature. A quelques jours d'affronter Chelsea en huitième de finale aller de C1, le PSG de Laurent Blanc s'était retrouvé mis en échec par le Stade Malherbe de Caen (2-2), dans un match qu'il menait 2-0 à la 89e et qu'il avait fini à 9 joueurs de champ, la faute à cinq blessures de joueurs de champ majeurs pendant la rencontre (Cabaye, Marquinhos, Matuidi, Aurier et Lucas).
Si le PSG de cette époque avait pu limiter la casse, et même finalement se qualifier face aux Blues à la suite d'un match légendaire au retour, c'est aussi parce que l'effectif d'il y a huit ans était bien plus étoffé que celui de 2023. Le Paris de Galtier n'est pas armé en nombre pour faire face à un tel surplus de blessés, et c'est de toute évidence le piège principal qu'il devra éviter.
Se rendre le match inutilement compliqué
Le meilleur moyen d'empêcher des joueurs cadres de se blesser, c'est encore de pouvoir les faire souffler le plus tôt possible pendant une rencontre. Seulement, le PSG est plutôt adepte des scénarios à suspense ces dernières semaines, en particulier à domicile. Le meilleur exemple en date est le match exceptionnel face au LOSC d'il y a deux journées (4-3), quand la MNM et ses partenaires s'étaient fait renverser après avoir pourtant tranquillement mené 2-0 en dix-sept minutes de jeu. En passant devant au score dans les ultimes secondes, les Parisiens avaient néanmoins subi une débauche d'énergie conséquente dont se passerait bien Christophe Galtier contre Nantes.
Il faut, pour le PSG, réussir à éviter un match compliqué à domicile, comme c'est trop souvent le cas depuis le retour du Mondial (victoire dans le temps additionnel contre Strasbourg, succès après avoir été mené contre Toulouse, Lille…). Face aux Canaris d'Antoine Kombouaré, qui ont en plus joué en milieu de semaine et qui sortent d'un tunnel de dix matches en trente jours, l'occasion semble idéale pour que les Parisiens contrôlent (enfin) un match de Ligue 1 du début à la fin.
Les tâtonnements tactiques qui portent à confusion
Avec le retour d'un schéma avec une défense à trois et la démonstration de ses hommes à Marseille (0-3), Galtier a retrouvé la formule adéquate, du moins sans Neymar, qui rend ses joueurs bien plus à l'aise sur le terrain. Le technicien de 56 ans pourrait cependant être tenté de revenir à quatre derrière, et pour cause : il a perdu dimanche Presnel Kimpembe pour toute la saison et ne possède donc que Marquinhos et Ramos comme "vrais" défenseurs centraux fiables (Danilo est un milieu de base, Mukiele un latéral et Bitshiabu semble encore tendre).
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Galtier doit-il garder ce système... sans Neymar ?
Video credit: Eurosport
Ce serait cependant oublier que l'entraîneur parisien ne peut pas se permettre de se priver d'une rencontre pour peaufiner encore plus ces automatismes au vu des dernières semaines assez compliquées pour son équipe d'un point de vue sportif. Le passé joue aussi contre cette idée de changement tactique à outrance. Hormis le désastre de la défense à trois de Blanc en 2016, Unai Emery avait également connu pareille déconvenue en 2018, lors de la saison post-remontada. Après une défaite à Madrid en huitième de finale aller, l'Espagnol avait tenté trois animations tactiques différentes en quatre matches jusqu'au retour, allant jusqu'à essayer un système avec Draxler en faux n°9 à trois jours de l'échéance. Une hésitation qui avait perdu les joueurs, et abouti à un non-match au Parc face au Real, synonyme de nouvelle élimination en huitième. Fatale au Basque, cette fois-ci.
Garder des titulaires "trop" au frais
Un piège dont Thomas Tuchel avait fait les frais à la tête du PSG en 2019, avec un exemple parfait en la personne de Gianluigi Buffon. Titulaire lors du huitième de finale aller à Manchester United, le portier italien n'avait ensuite disputé qu'un seul match de Ligue 1 sur les quatre au programme entre les deux confrontations européennes, laissant sa place à Areola dans les cages parisiennes. Titulaire au retour, Buffon avait sombré face à une équipe bis des Red Devils (1-3), notamment coupable sur un but offert à Romelu Lukaku.
Sur ce poste du gardien de but, il n'y aura cette année pas de doute puisqu'à défaut de faire l'unanimité, Donnarumma ne lâche aucune rencontre à ses remplaçants. Avec un Classique disputé dix jours avant et un effectif qui pousse les joueurs à enchaîner les minutes sans relâche, le rythme ne sera a priori pas non plus un problème pour ceux qui disputeront la manche retour en Bavière. Mais attention, voir Messi ou Mbappé sur le banc au coup d'envoi samedi ne serait pas forcément synonyme de bonne nouvelle…
Et puis, tout le reste…
Avec le PSG, on aurait tendance à dire que les pièges résident aussi et surtout dans la gestion extra-sportive du club, qui peuvent le desservir à l'approche de ce rendez-vous primordial. Tout ce qui pourrait polluer l'atmosphère autour du rendez-vous de mercredi prochain sera à proscrire. Entre les accusations contre Achraf Hakimi, qui a été mis en examen ce vendredi, des comportements comme celui de Luis Campos face à Lille ou celui de Galtier face aux supporters de l'OM, ou même le record de buts de Mbappé qui pourrait faire déjouer le Français face à Nantes, les dernières semaines ont été rythmées par des actualités hors-terrain qui ne peuvent pas être une bonne chose pour le club de la capitale. Pour en éviter encore davantage samedi soir, il faudra donc savoir être froid, lisse et bon. Trop demander pour ce PSG ?
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